Et si on repensait l’éducation ? Éducation bienveillante ?

« positive et bienveillante » : qu’entend-on par-là à La Marelle ?

Aujourd’hui elle est loin de moi cette époque où à l’école j’étais culpabilisée et dévalorisée. Où à la maison j’étais parfois ignorée ou moralisée. Alors que deux décennies sont passées depuis mon entrée à l’école, il apparaît que les méthodes éducatives ont bien évolué, pour mon plus grand bonheur et celui des enfants ! Nombre de parents se posent vivement la question d’adopter la parentalité positive : « un comportement familial qui respecte l’intérêt supérieur de l’enfant et ses droits » comme l’énonce la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, qui prend aussi en compte les besoins et ressources des parents et qui est définie par le Conseil de l’Europe. Tout est écrit, il ne reste plus qu’à trouver la recette magique… beaucoup de parents l’attendent encore. En effet, il n’est pas simple de trouver sa juste parentalité, celle en accord avec les besoins et les limites du parent et de l’enfant, celle qui préserve à la fois du laxisme et de l’autoritarisme.
Cette quête de « bienveillance », et l’usage de ce terme à tout va, soulève de nombreuses interrogations et renvoie à nos représentations manichéenne du bon et du mauvais parent. Il en va de même dans le cadre scolaire, second haut-lieu de l’éducation affective et émotionnelle de l’enfant. Essayons donc aujourd’hui de démêler et de s’approprier cette pelote de l’éducation positive et bienveillante que l’école La Marelle développe au quotidien.

Les principes fondamentaux de l’éducation bienveillante.

En premier lieu, l’éducation émotionnelle et affective doit répondre à trois besoins primaires de l’enfant, à savoir : le besoin d’amour, le besoin d’affection et le besoin de sécurité physique et émotionnelle. L’enfant a besoin d’être en confiance, de se sentir exister, accepté et apprécié. Pour ce faire, il est crucial de créer un cadre et des règles de vie qui visent à assurer la sécurité physique et émotionnelle de l’enfant tout en conciliant respect de soi et des autres.
Les 4 lois fondamentales de l’école La Marelle visent à bâtir ce cadre sécurisant : à l’école je me comporte avec les autres comme je voudrais qu’ils se comportent avec moi, ici je respecte, j’écoute et j’aide mes camarades, ici je prends soin du matériel et des locaux, ici je fais toujours de mon mieux et je m’applique.
Le Conseil des Enfants de La Marelle et le cadre de vie à l’école permettent également une autonomisation progressive (via les libertés et les droits) qui renforce chez les enfants le sentiment de compétence et de pouvoir personnel.
Les enfants doivent être reconnus en tant que personnes à part entière et bénéficier d’une écoute empathique, d’un droit à l’expression émotionnelle et d’un amour inconditionnel. Cette composante est le 4ème principe fondamental avancé par Catherine Gueguen, pédiatre spécialiste du soutien à la parentalité.
Enfin l’éducation se doit d’être non violente, excluant tout châtiment corporel, psychologique ou émotionnel ainsi que toute forme de violence éducative ordinaire.

L’éducation positive n’est pas synonyme d’absence de cadre, bien au contraire. C’est un engagement permanent qui demande à l’adulte de prendre conscience et questionner sa posture, de connaître et reconnaître ses limites, de respecter ses besoins et son identité afin d’être juste, solide et ancré face à l’enfant en apprentissage. C’est grâce à de telles démarches d’éducation au respect, à la coopération et à la paix que les enfants appréhendent la gestion de problèmes de façon autonome et sans rapport de force.

Dans le but de soutenir ce changement de posture auprès des parents, et pour assurer la continuité entre le cadre scolaire et le cadre familial, les parents des enfants scolarisés à La Marelle s’engagent à suivre des ateliers Faber&Mazlish.
L’éducation positive et bienveillante est un engagement quotidien de La Marelle, nous recherchons en permanence l’équilibre entre cadre et liberté et adoptons la posture de « fermeté bienveillante » soutenue par Isabelle Peloux.

C’est aussi et surtout un cadeau pour un monde futur fait d’adultes responsables et épanouis.

Si cet article a éveillé en vous la graine de l’éducation positive et bienveillante, je vous incite à venir échanger avec nous à l’école La Marelle. Vous pouvez aussi visionner deux magnifiques films de Anne Barth, Quels enfants laisserons-nous à la Planète ? (tourné à l’école du Colibri d’Isabelle Peloux) et L’Arbre de l’Enfance (au sujet des violences éducatives ordinaires).


Pour approfondir :
https://moiparentbienveillant.com/parler-pour-que-les-enfants-ecoutent-ecouter-pour-que-les-enfants-parlent-faber-et-mazlish/
https://www.unicef.org/publications/files/Hidden_in_plain_sight_statistical_analysis_Summary_FR_2_Sept_2014.pdf
https://lesprosdelapetiteenfance.fr/bebes-enfants/psycho-pedagogie/la-violence-educative-ordinaire-veo-selon-catherine-gueguen
https://kameameahfilms.org/quels-enfants-laisserons-nous-a-la-planete/
https://www.larbredelenfance.com/
https://www.marelleetcompagnie.com//lecole-de-la-marelle/

Avant

Nous vous enverrons en mail dès que nous serons près.

1 : Porter un projet d’école
2 : Diriger une école
3 : Changer l’école c’est possible !
dans ma classe, je le fais / être acteur de la transition éducative

vous serez les premiers informé